Mise à jour. L’alliance Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) et Medef International (MEDEFi) convient d’intégrer les priorités de la Refondation de la République dans son portefeuille de projets économiques bilatéraux pour la période 2026-2030. Les projets détaillés ainsi que le plan stratégique actualisé ont été présentés au président de la Refondation, le Colonel Michael Randrianirina, mercredi. C’était lors d’une séquence conduite par le président du GEM, associant des représentants du secteur privé malgache, ceux du MEDEFi, de l’Ambassade de France et de l’Agence française de développement (AFD).
Cette actualisation de portefeuille est motivée par la volonté des deux parties d’aligner complètement ces projets sur la trajectoire d’action publique. L’Alliance se donne alors les moyens de ses ambitions, en avançant un portefeuille d’investissement indicatif de près de 3 milliards d’euros pour la période 2026-2030. Ce coût estimatif sert de base de cadrage du portefeuille opérationnel visant à couvrir les secteurs priorisés, que sont l’énergie, les infrastructures durables, le numérique et le tourisme.
Le nouveau portefeuille stratégique alliant le GEM et le MEDEFi se démarque par l’intégration des deux projets hydroélectriques Volobe et Sahofika, considéré comme étant un levier de changement à moyen terme, soit au-delà de deux ans. Les deux parties ont toutefois souligné que l’activation de ces grands chantiers reste strictement subordonnée à la sécurisation de leur viabilité économique et à la validation de leur cadre d’exécution.
L’Alliance anticipe un impact social majeur de son plan stratégique, avec un potentiel de création d’emplois global estimé à plusieurs dizaines de milliers de postes. Elle avance jusqu’à 15 000 emplois directs et 40 000 emplois indirects temporaires, générés par les secteurs du BTP, des réseaux et des services urbains, à court terme. Une dynamique qui devrait être complétée par un volet de stabilisation de l’emploi, prévoyant jusqu’à 2 500 postes pérennes dédiés à la gestion technique des infrastructures. Et l’optimisation de la logistique et de la fourniture de services publics devrait soutenir jusqu’à 8 000 emplois indirects durables.