Antananarivo, 22 Janvier, 08h30- Un montant significatif. Les transferts financiers de la diaspora malgache vers Madagascar atteignent aujourd’hui entre 450 et 500 millions de dollars par an, selon les estimations de la Banque mondiale, rapportées mercredi lors du lancement du projet ConnectDiaspora. “Ces 500 millions de dollars, c’est intéressant”, souligne Patrick Rakotomalala, président de Fact Madagascar, fédération d’associations et d’ONGs basées en Europe et oeuvrant pour le développement de la Grande île. Il poursuit cependant que ces fonds “sont aujourd’hui majoritairement orientés vers des besoins des familles, parfois de l’immobilier, et très peu vers des investissements productifs”.
L’enjeu est alors de transformer ces flux financiers en leviers de développement durable. “Nous pouvons faire plus, beaucoup plus”, insiste le président de Fact Madagascar, appelant à dépasser les transferts à caractère essentiellement social pour encourager des projets créateurs de valeur. C’est justement dans cette perspective que s’inscrit le projet Connect’Diaspora. L’initiative vise à mettre en relation “les compétences, les ressources et les opportunités”, afin de structurer “des partenariats et d’accompagner la diaspora dans des projets d’investissement sur le territoire malgache”.
Présente à la cérémonie de lancement du projet, mercredi, Jessie Athina Razafison, directrice de la diaspora et questions migratoires au ministère des Affaires étrangères, rappelle que “dans le cadre de la dynamique de la refondation, les Malgaches de la diaspora sont encouragés à participer au développement de Madagascar, car ils constituent une véritable richesse pour le pays”. Pour elle, cette contribution inclut, certes, les transferts des fonds que les membres de la diaspora envoient au pays, mais aussi “l’expérience et les compétences spécifiques qu’ils possèdent et qui peuvent être mises au service du pays”.