Antananarivo, 23 Juin, 13h50 – Un gros chantier pour Ron Weiss. Le directeur général et l’équipe dirigeante de la Jirama devront parvenir à dresser le plan de redressement de la compagnie nationale d’eau et d’électricité cette année. Ils auront jusqu’au début du mois de novembre pour le faire, afin de permettre la présentation et l’adoption de ce plan en Conseil des ministres suivant ce deadline. L’adoption de ce plan de redressement de la Jirama figure parmi les repères structurels du nouveau programme sur la Facilité élargie du crédit (FEC), présentés par la ministre de l’Economie et des finances Rindra Rabarinirinarison, en conférence de presse, samedi.
La demande d’un plan de redressement élaboré par des dirigeants de la Jirama n’est pas une première. Ce plan devait déjà être finalisé et approuvé en Conseil des ministres en décembre de 2022, suivant les repères structurels prévus dans le précédent accord au titre de la FEC approuvé au mois de mars 2021. Mais cet objectif n’avait pas été atteint. C’est pourquoi, avec le soutien de la Banque mondiale, le gouvernement avait procédé à la mise en œuvre d’un processus de recrutement d’un “manager de redressement” qui aura, avec une nouvelle équipe, à décider de la stratégie de redressement de la Jirama.
Ron Weiss, en tant que « manager de redressement » a pour mission de formuler une vision stratégique pour la Jirama, sur la base de la politique du gouvernement en termes de gestion et de promotion du secteur eau et énergie électrique ainsi que sur la base des données sectorielles. Il devrait aussi assurer l’élaboration d’un plan de développement d’accès à l’eau potable et d’un plan de développement de production d’énergie électrique à moindre coût, en optimisant le portefeuille des ressources à court, moyen et long terme. Et puis ce directeur général devra donner les orientations nécessaires au processus de planification stratégique de la Jirama. Et ce, en cohérence avec les objectifs, les budgets de dépenses et d’investissement et les prévisions de revenus et de profit.
Les autres repères structurels touchant la Jirama dans le cadre du nouveau programme sur la FEC ne diffèrent pas de ceux de la FEC précédente. Une fois encore, les autorités malgaches se sont convenues à fournir au service du FMI un tableau de bord mensuel détaillant tout paiement à la Jirama ou à ses fournisseurs. Des rapports mensuels sur les recettes et les coûts pour la compagnie ainsi que la publication de tous ses contrats sont également attendus. Ces actions devraient permettre de maîtriser les risques budgétaires à court et moyen terme, selon le représentant du FMI à Madagascar, Mokhtar Benlamine.
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