Antananarivo, 25 Octobre, 18h07 – L’organisation non-gouvernementale (ONG) Amnesty International dénonce une promesse présidentielle non tenue. « Le président Andry Rajoelina n’a pas tenu sa promesse de décongestionner les prisons de Madagascar qui sont terriblement surpeuplées », soulève Deprose Muchena, directeur programme Afrique de l’Est et Afrique Australe à Amnesty International, dans un communiqué de l’organisation.
⭕️L’ONG rappelle, certes, que la grâce présidentielle accordée en Juin a permis la libération de plus d’un millier de personnes détenues, « mais cette mesure exceptionnelle excluait malheureusement toutes les personnes en détention provisoire ». Or, « les personnes en détention provisoire représentent 54% de la population carcérale du pays », poursuit Amnesty International.
⭕️Pour l’organisation, le décongestionnement des prisons passe ainsi par la libération de cette partie de la population carcérale dont elle demande la libération immédiate par le chef de l’Etat. « Il faut que le président Andry Rajoelina libère immédiatement les personnes en détention provisoire », poursuit le directeur programme de l’organisation dans le communiqué. Celui-ci sollicite particulièrement que la libération concerne les prévenus « qui ne constituent aucunement une menace pour la société ».
⭕️Dans son plaidoyer, Amnesty International demande surtout la libération des personnes « détenues pour des infractions mineures commises sans violence et des enfants ». A l’en croire les prisons malgaches détiennent aussi « des centaines d’enfants » sans que ceux-ci aient été déclarés coupables d’une quelconque infraction. Les chiffres qu’elle avance indique que « 75% des garçons et 68% des filles incarcérés sont en détention provisoire ».
?Pour résoudre la surpopulation carcérale, le gouvernement malgache mise surtout sur la construction de nouvelles prisons, ainsi que la multiplication des tribunaux de première instance. Selon les chiffres du ministère de la Justice, 14 nouveaux établissements pénitentiaires et 10 juridictions de première instance seront mis en place jusqu’en 2022. De nouvelles prisons considérées « manara-penitra » sont, par ailleurs, en cours de finition à Fonenana Imerintsiatosika et à Fianarantsoa.














