Antananarivo, 9 Janvier, 11h30 – La justice communique sur une affaire de tentative de viols sur mineures. La procureure de la République près le tribunal de première instance d’Antananarivo, Narindra Navalona Rakotoniaina indique dans une vidéo que le parquet demande la détention à la maison de force de Tsiafahy de deux individus accusés de tentative de viol sur mineures, les deux victimes ayant respectivement 11 et 13 ans. Elle souligne également que le parquet requerra la peine maximale pour les violeurs de mineurs lors du procès.
« Le viol et la tentative de viol sont des infractions punies des mêmes peines », rappelle la procureure dans sa déclaration publiée sur la page Facebook du ministère de la Justice. A l’entendre, le premier accusé aurait agressé puis blessé sa victime, tandis que le deuxième aurait déshabillé l’autre victime mais celle-ci a pu lui échapper et appeler au secours.
Dans sa déclaration, la procureure rappelle que les viols et les tentatives de viol font l’objet d’une politique pénale sévère qui requiert une détention préventive systématique et le refus de toute demande de liberté provisoire. Elle insiste également sur la poursuite des procédures même si les victimes ou leurs représentants retirent leur plainte.
La communication du parquet d’Antananarivo et du ministère de la Justice sur des affaires de viol ou de tentative de viol intervient quelques jours après l’intervention présidentielle sur le sujet. Le président de la République avait évoqué dans son discours de fin d’année une modification du code pénal afin d’y inscrire des peines plus sévères, notamment la castration chimique, la bannissement et la réclusion criminelle à perpétuité contre les personnes condamnées pour viol sur mineurs.














