Antananarivo, 23 Octobre, 15h35 – Le Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) tire la sonnette d’alarme concernant les problèmes au niveau des maisons carcérales. Lors d’une conférence de presse organisée, mercredi, Mbitanarivo Andriantsihorisoa, président de ce mouvement syndical, qui est également leur porte-parole , donne 48 heures aux autorités “pour trouver des solutions”.
“Nous n’empêchons pas la grève des agents pénitentiaires”, lance d’abord le magistrat. Mais, il estime que la situation est devenue insupportable. “Toutes les affaires pénales en cours ont déjà des répercussions au niveau des officiers de police judiciaire et au niveau des tribunaux” , souligne le président du SMM.
Des nombreux détenus qui devaient être en détention provisoire restent au niveau des bureaux de la police ou de la gendarmerie. Il y a aussi des personnes qui devraient être libérées et restent encore en prison, poursuit-il.
Le syndicat des magistrats appelle les autorités compétentes, que ce soit au sein de l’administration pénitentiaire, du ministère de la Justice, ou “ceux qui viennent de prendre le pouvoir”, à examiner de près la situation qui prévaut dans les prisons. “Nous posons un ultimatum de 48 heures pour qu’une solution durable et rapide soit trouvée”, ajoute-t-il.
Cela fait déjà à peu près un mois que le syndicat des pénitenciers de Madagascar est entré en grève et ne reçoit plus de nouveaux détenus. Il réclame entre autres ne plus être rattaché au niveau du ministère de la Justice pour un secrétariat d’Etat et la révision de leur situation.














