Antananarivo, 18 Novembre, 8h45 – Comment améliorer la production dans les camps pénaux ? C’est l’une des questions sur lesquelles se penchent pendant quatre jours les participants à l’atelier relatif à la question de la propriété foncière et des camps pénaux. L’objectif est d’assurer l’autonomie alimentaire des prisons, et même de mettre sur le marché les produits obtenus afin d’améliorer le budget des prisons. Mais l’idée est aussi de mieux gérer et de mieux protéger les terrains appartenant au ministère de la Justice. A ces objectifs s’ajoutent évidemment les questions d’éducation et de réinsertion sociale des détenus.
Avec un budget annuel de 19 milliards d’ariary, l’administration pénitentiaire a du mal à satisfaire les besoins des prisonniers. « Le budget annuel de 19 milliards d’ariary ne couvre que l’alimentation des 28000 détenus que compte le pays à raison de 1800 ariary par détenu par jour, et je ne parle pas des soins et autres », indique Tovonjanahary Andriamaroahina Ranaivo, directeur général de l’administration pénitentiaire, pour expliquer l’urgence d’assurer l’autonomie alimentaire des prisons. « Il suffit pourtant que les prisonniers soient mal nourris et sous alimentés pour que la société civile et d’autres organisations non-gouvernementales nous critiquent de façon virulente », ajoute-t-il, cité par un communiqué du ministère de la Justice.
Pour Tovonjanahary Andriamaroahina Ranaivo, les réflexions sont d’autant plus urgentes que le ministère possède « de nombreux camps pénaux dont beaucoup sont inexploités ». « Il y a même des risques que ces terrains se fassent voler ou exploiter par des gens qui n’en sont pas propriétaires », indique le communiqué du ministère de la Justice.
« Si les camps pénaux ont toujours été perçus comme des endroits destinés à désengorger les prisons, l’idée est donc de professionnaliser leur exploitation de façon à en tirer le maximum de produits », souligne le ministère. Outre les différents responsables de l’administration pénitentiaire, des représentants du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche (MAEP) ainsi que des acteurs et autres partenaires publics et non gouvernementaux participent aux réflexions en ce sens.
Photo : Ministère de la Justice














