Antananarivo, 20 Décembre, 20h40 – Arrestations en série à Ankazobe. La gendarmerie nationale a dévoilé ce mercredi les résultats des opérations menées à Ankazobe suite aux enlèvements successifs qui se sont produits dans ce district au mois de novembre. Ainsi le groupement de la gendarmerie d’Analamanga a annoncé l’arrestation de 15 personnes soupçonnées d’être liées à ces affaires. Parmi eux figurent deux élus, des militaires dont certains issus de l’armée et d’autres de la gendarmerie mais aussi cinq autres civils.
“Les deux élus sont des maires dans le district d’Ankazobe,(…) les militaires sont soupçonnés d’avoir aidé les ravisseurs notamment via la fourniture de munition mais aussi de fournir des renseignements au ravisseurs, (…) certains d’entre eux sont en service à Ankazobe et d’autres ici à Antananarivo”, précise le lieutenant-colonel Tojo Raoilijon, commandant du groupement de la gendarmerie à Analamanga.
D’après la gendarmerie, ce sont les investigations qui ont mené à ces arrestations. Les langues se sont déliées et les arrestations se sont succédé. “Il y a aussi eu des pièges qu’on a tendus”, précise l’officier supérieur. La comparution des 15 suspects devant le parquet d’Ankazobe se déroule actuellement.
En ce qui concerne les otages, il n’en reste plus que deux entre les mains des ravisseurs, six autres ont pu rentrer chez eux. Selon le commandant du groupement, ils ont été “relâchés” par leurs ravisseurs sans échange de rançon. “Il y a beaucoup d’éléments qui patrouillent dans la région en ce moment, les ravisseurs sont sous pression et ont relâché leurs otages”, indique l’officier.
Une série de quatre enlèvements ont secoué le district d’Ankazobe au mois de novembre. Le plus impressionnant d’entre eux a vu l’enlèvement de six personnes. Le dernier enlèvement quant à lui remonte au 1er décembre. Le 3 décembre, la gendarmerie a lancé une opération pour pacifier la région. Des troupes supplémentaires ont été envoyées depuis Antananarivo pour renforcer celles qui sont sur place.














