Antananarivo, 29 Janvier, 8h15 – Une hausse significative. La consommation annuelle de poissons à Madagascar a atteint les cinq kilos par habitant en 2023. L’augmentation est importante quand on sait que des années auparavant, les Malgaches ne consommaient que 2,16 kilos/personne/an. Entre 2021 et 2022, cette consommation s’était déjà améliorée à 4,26 kilos de poissons par personne.
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Ce niveau de consommation de poissons des Malgaches reste toutefois faible par rapport à la moyenne annuelle mondiale ou encore celle du continent africain. Bien que la tendance soit à la baisse en Afrique, la consommation annuelle moyenne sur le continent était de 10 kilos entre 2019 et 2021.
Mais le ministre de la Pêche et de l’économie bleue, Paubert Mahatante, se dit persuadé que ce niveau de consommation va encore augmenter, lors de la présentation du bilan de son département pour l’exercice 2023. Par ailleurs, la tendance à la hausse de la consommation de ces produits devra jouer un rôle crucial dans la nutrition et la sécurité alimentaire et contribuer à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire. Le ministère de la Pêche et de l’économie bleue (MPEB) tachera d’être un acteur majeur dans ce sens, rassure encore le ministre.
L’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a déjà anticipé un recul de la consommation de poisson par habitant en Afrique, qui devrait passer de 10 kilo entre 2019 et 2021 à 9,9 kilos en 2031. La baisse la plus marquée devrait être enregistrée en Afrique subsaharienne, passant de 8,8 kilos à 8,5 kilos.
La FAO explique cette baisse, principalement par une croissance démographique plus rapide que celle de l’offre de poisson. Selon cette organisation onusienne, la population d’Afrique subsaharienne devrait croître de 2.4 % par an entre 2022 et 2031, contre 2.0 % par an pour l’offre de poisson de consommation. Or, la FAO fait remarquer que le recul de la consommation de poisson par habitant en Afrique et la diminution consécutive des apports en protéines et en micronutriments contenus dans le poisson sont préoccupants sur le plan de la sécurité alimentaire.














