Antananarivo, 3 Mai, 21h00 – Un appui particulièrement attendu. Après quelques semaines de mobilisation pour mettre en œuvre les actions préalables conditionnant l’octroi de l’aide budgétaire de 100 millions de dollars par la Banque mondiale, le gouvernement espère une approbation du dossier correspondant par le Conseil d’administration de l’institution de Bretton Woods le 30 mai.
Le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 26 avril qui avait donné cette date avait également indiqué que dès cette approbation, les parties prenantes prévoient de travailler sur les détails le 5 juin pour permettre le décaissement de cette aide budgétaire qui s’élève à 100 millions de dollars. Le dossier devrait, sauf changement, être examiné avant la fin du mois de juin.
Lors du Conseil des ministres du 23 mars, tous les membres du Gouvernement avaient été invités à prendre leurs responsabilités dans la mise en œuvre de toutes les actions préalables exigées par la Banque mondiale, en vue du décaissement de cette aide budgétaire. Il était alors indiqué dans le compte rendu de ce Conseil que certaines de ces mesures sont déjà entreprises ou en cours de mise en œuvre avec la sortie des décrets correspondants. D’autres par contre attendaient encore leur démarrage.
Mis à part celles qui visent à renforcer la gouvernance macro-budgétaire, des actions permettant d’améliorer le climat des investissements ainsi que d’accélérer les réformes structurelles dans les secteurs critiques comme les mines ou encore l’énergie doivent être entreprises. Il est, entre autres, évoqué la nécessité de travailler le cadre régissant le secteur minier, dont le code minier révisé qui devra passer devant le Parlement lors de l’actuelle session ordinaire.
La Banque mondiale attendrait également des mesures pour le redressement de la viabilité financière de la Jirama ou encore celles qui encourageront les investissements dans les infrastructures numériques. L’équipe du Groupe de la Banque mondiale a d’ailleurs expliqué dans une tribune libre en date du 25 avril que « les réformes audacieuses » dans ces secteurs « qui renforcent la concurrence et la transparence du marché, sont essentielles pour remédier à l’accaparement des élites et ouvrir la voie à l’emploi et à l’investissement du secteur privé ».
Ce n’est pas seulement vis-à-vis de la Banque mondiale que les autorités malgaches se sont engagées à entreprendre des réformes structurelles. Une mission du Fonds monétaire international (FMI) est attendue dans la Grande île du 3 au 12 mai pour effectuer la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC). Ce sera une occasion pour cette institution financière d’évaluer les mesures d’ajustement et de réforme sur lesquelles les autorités malgaches se sont engagées pour le rétablissement de la situation macroéconomique du pays.














