Antananarivo, 20 octobre, 8h20 – Une position réitérée. Le Collectif des 11 candidats à la présidentielle exige toujours de nouvelles conditions pour la tenue de la présidentielle. « Nous demandons le report de l’élection », affiche le candidat Marc Ravalomanana, dans un post sur Facebook, jeudi soir. Il confirme les propos tenus par le député et candidat Roland Ratsiraka quelques heures plus tôt pour cette demande après la rencontre avec quelques ambassadeurs.
L’ancien président rappelle les revendications du Collectif des candidats. Il s’agit de la mise en place d’une Cour électorale spéciale, la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et celle du gouvernement. Il en est de même de l’invalidation de la candidature du président sortant Andry Rajoelina.
Marc Ravalomanana évoque d’autres arguments pour appuyer la position du Collectif des candidats. « L’un des nôtres est encore blessé [Andry Raobelina]. Son certificat médical sera délivré. Il ne pourra pas voyager en avion pendant 30 jours », informe l’ancien président. « Il ne peut y avoir de solution sans l’arrivée de la Troïka [l’Organe de coopération en matière de politique, défense et sécurité] de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Il existe un protocole précis à suivre», souligne-t-il.
Roland Ratsiraka souligne qu’il « n’y aura pas d’élection cautionnée par la communauté internationale si elle ne constate pas la participation de tous ». « Laissons-les faire du forcing. Il n’y aura pas d’élection », renchérit Marc Ravalomanana.
Le président sortant et candidat interprète la démarche du Collectif des candidats comme une manœuvre politique. «L’opposition cherche par tous les voies et moyens pour empêcher la tenue des élections car ils [ onze candidats] savent pertinemment que je serai élu et la réalité sur le terrain le démontre », avait-il avancé lors d’une interview accordée à France 24 et Radio France internationale (RFI) mercredi. « Force est de constater que les autres candidats veulent confisquer le choix du peuple », contre-attaque-t-il. L’ancien chef de l’Etat avait affirmé « aller jusqu’au bout » après le lancement de sa campagne dans le Nord, juste après l’ouverture de la période de campagne électorale.
Initialement, le premier tour de la présidentielle est prévu se tenir le 9 novembre. Mais la Haute cour constitutionnelle (HCC) avait reporté cette date au 16 novembre. Le calendrier du second tour, fixé au 20 décembre, reste inchangé.














