Antananarivo, 9 Juillet, 6h15 – “Tous les lieux de travail seront fermés ce mercredi à partir de 7h30”. Les agents de la Jirama mettent leur déclaration du 1er juillet à exécution. Indiquant n’avoir reçu aucune réponse à leur requête formulée en assemblée générale, ils annoncent une grève générale à l’échelle nationale ce mercredi.
“Nous avons demandé une annulation des statuts de la Jirama élaborés sur la base de la loi sur les sociétés commerciales mais nous n’avons eu aucune réponse”, souligne le porte-parole du mouvement dans une déclaration à la presse mardi. Ils réitèrent, en même temps, leur “appel à une rencontre avec le président de la République en vue de trouver une solution”.
Le ministère de l’Energie et des hydrocarbures dénonce, pour sa part, une “grève illégale qui n’a pas respecté les procédures requises”. “Même si le droit de grève est reconnu, il y a une procédure à respecter, celle du préavis de grève”, souligne Olivier Jean-Baptiste, ministre de l’Energie et des hydrocarbures dans une déclaration sur la chaîne de télévision publique.
Dans son communiqué vidéo, le ministre indique que ni son département ni celui en charge du Travail n’ont reçu de préavis de grève de la part des agents syndiqués. Il met également en avant le fait que “les services de la Jirama sont des services essentiels” pour expliquer qu’ils “ne doivent pas être interrompus, que ce soit dans la production, le transport ou la distribution”.
A en croire le ministre, une réunion devait avoir lieu mardi au ministère, mais les syndicats ne seraient pas venus malgré une invitation officielle qui leur a été adressée. “Les portes du ministère sont ouvertes pour que l’on puisse apporter des explications”, souligne-t-il. Il craint que “les employés de la Jirama ne comprennent pas les enjeux des nouveaux statuts et du plan de redressement”.














