Antananarivo, 10 Octobre, 12h35 – Herimanana Razafimahefa revient officiellement sur sa lettre de renonciation aux fonctions présidentielles courantes. Le président du Sénat s’est rendu à la Haute cour constitutionnelle (HCC) ce mardi matin pour y déposer une lettre dans laquelle il indique sa « volonté à assurer les charges de chef d’Etat par intérim ». Il indique avoir fait la lettre en question « face au danger qui guette le pays ». « Je dois me lever, je dois prendre mes responsabilités, je ne dois pas me défiler car le pays est en danger », souligne-t-il.
« Dans l’intérêt du pays et pour que la situation ne dégénère pas, la HCC devrait donner sa réponse dans les meilleurs délais », souligne Herimanana Razafimahefa à la presse. A l’entendre, sa démarche a été précédée de discussions avec de nombreuses entités, que ce soit la classe politique, la société civile, la communauté internationale ou encore les dirigeants religieux. Il estime que « la solution à la situation actuelle est politique et doit être obtenue par les discussions ».
Dans la nuit du lundi à mardi, Herimanana Razafimahefa avait indiqué à France24 qu’il a fait l’objet de pression et de menace de mort, ce qui l’a obligé à écrire la lettre de renonciation aux fonctions présidentielles courantes qu’il devait pourtant assurer après la démission d’Andry Rajoelina, président sortant et candidat à sa propre succession. Se basant sur cette lettre, la HCC a désigné le gouvernement pour assurer l’intérim à la tête du pays de façon collégial
Dans une déclaration à la presse ce mardi matin, le collectif des candidats évoque une nouvelle fois la nécessité d’annuler et de réformer cette décision de la HCC. Selon le collectif, cette décision « doit être considérée comme n’ayant jamais existé » dans la mesure où elle a été prise sur la base d’une « lettre de renonciation extorquée sous la menace ». Il estime que la fameuse lettre devrait être considérée comme nulle et de nul effet et que tout acte et décision qui lui sont subséquents doivent être considérés comme n’ayant jamais existé.














