Antananarivo, 28 Mai, 8h05 – Après les élections, l’évaluation puis l’amélioration. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) annonce qu’elle s’engage dans un processus participatif pour évaluer le système électoral malgache en vue d’une amélioration des cadres réglementaires des élections. “Nous sommes en train de préparer un atelier d’évaluation à mi-parcours”, rapporte Ando Andriamalazaray, vice-président de la Ceni dans une vidéo publiée par la Ceni sur sa page Facebook. Cet atelier, qui devrait être suivi d’une consultation plus large des différents acteurs électoraux, devrait ensuite aboutir à des propositions d’amélioration des réglementations électorales, poursuit le responsable de la Ceni.
Selon le vice-président de la Ceni, cet atelier, organisé à l’intention des membres et des agents de la Ceni, devrait permettre à la Commission de faire le bilan de ses activités, et d’évaluer comment ses membres ont vécu les dernières élections au suffrage universel. Et c’est sur la base de ce bilan que la Ceni entend ensuite procéder à une consultation plus large de tous les acteurs électoraux, même si à l’entendre, “ce n’est pas une obligation légale”. “C’est un impératif pour apaiser le climat électoral et renforcer la confiance”, explique-t-il alors.
A en croire Ando Andriamalazaray, la seule obligation légale est que celle-ci soumet au gouvernement et au parlement des propositions après les élections en vue d’améliorer le cadre légal et réglementaire des élections. Il fait notamment référence à l’article 61 de la loi sur la Ceni qui dispose que “si à l’issue d’un exercice électoral, la Ceni constate que des modifications à la législation électorale s’imposent, son président est tenu de présenter des recommandations dans un rapport distinct au Gouvernement et à l’Assemblée nationale suivant la nature des éventuelles modifications”.
“Des élections bien organisées, sans tensions, sont source de stabilité”, rappelle le vice-président de la Ceni. Et pour lui, l’initiative de consulter les différents acteurs que la Ceni entend enclencher “vise à améliorer le climat électoral dans son ensemble”. “Tout ce qui contribue à l’apaisement doit être mis en œuvre”, insiste-t-il, soulevant que “plusieurs points doivent encore être améliorés dans le système électoral, même si des bons éléments devraient être retenus”.
Photo : Capture d’écran CENI Madagascar














