Antananarivo, 8 Novembre, 22h10 – Une précision des forces de l’ordre. Ces derniers affirment qu’il n’y a pas eu d’utilisation d’armes létales à Mahamasina ce mercredi lors de la dispersion des manifestants. “Nous n’utilisons pas d’arme létale lors des gestions démocratique de la foule” indique le commissaire de police Andry Ny aina Radanielson, commissaire central d’Antananarivo à l’issue des échauffourées qui ont fait plusieurs blessés.
Lors d’un point de presse à l’issue de la manifestation, les forces de l’ordre ont montré l’arme utilisée qui a blessé à la bouche un des manifestants suite à un tir à bout portant d’un agent de police. “On a utilisé cette arme avec des balles en caoutchouc”, indique le policier.
Concernant la balle retrouvée sur les lieux, les forces de l’ordre indiquent qu’il s’agit d’une « balle de pistolet “non percutée” alors qu’aucun agent sur place n’a apporté de pistolet lors de la manifestation ». “On ne dit pas que cette balle ne vient pas de nous mais on va aussi enquêter si elle vient des autres”, ajoute le lieutenant-colonel Tojo Raoilijon, le commandant du groupement de la gendarmerie d’Analamanga.
D’après le récit des forces de l’ordre, ils ont dû disperser la foule avec des grenades lacrymogènes et des armes non létales car celle-ci est devenue violente après l’arrestation du député Fetra Ralambozafimbololona. “Le député a incité les gens à aller à la place du 13 mai. C’est pour cela qu’on l’a arrêté”, explique le commissaire central. “Les gens se sont mis à jeter des pierres et des bouteilles et d’autres s’en sont pris physiquement à un agent des forces de l’ordre”, ajoute-t-il. “C’est là qu’un policier a essayé d’aider le gendarme qui a failli subir une vindicte populaire”, poursuit le commissaire














