Antananarivo, 16 Février, 15h48 – L’opération d’assainissement des fonctionnaires décidé en Conseil des ministres il y a deux semaines démarre. Il s’agit de recenser les agents de l’Etat au sein des ministères, institutions et autres organismes étatiques, puis de procéder à une identification et une évaluation de leurs compétences. Du mouvement sera bien ensuite enregistré dans la fonction publique, mais si l’on en croit la ministre du Travail, de l’emploi et de la fonction publique, il s’agira d’un redéploiement des agents de l’Etat en vue d’améliorer les services publics. “Lorsqu’on aura le nombre exact des fonctionnaires ainsi que leurs compétences, nous allons voir comment les utiliser efficacement ou une gestion rationnelle et efficiente des ressources humaines de l’Etat afin d’améliorer la qualité du service public en général”, explique Hanitra Razakaboana.
Le redéploiement pourrait être territorial ou interministériel, selon les explications de la ministre. De nombreuses régions souffrent actuellement du manque de personnel administratif, indique toujours Hanitra Razakaboana. “C’est aussi possible qu’il y ait des redéploiements en interne ou interministériel selon le savoir-faire du fonctionnaire car il y a par exemple des ingénieurs des travaux publics qui travaillent au ministère de la fonction publique et il doit être envoyé auprès du ministère des travaux publics où on a besoin de lui.”, indique-t-elle.
La ministre ne confirme pas la volonté de l’Etat de renvoyer tous les fonctionnaires fantômes d’après les bruits qui courent récemment. Elle indique cependant que des procédures disciplinaires à l’encontre des employés qui ne font pas correctement leur tâche comme la loi le stipule sont courantes auprès du ministère. Le Conseil des ministres qui avait évoqué ce processus avait d’ailleurs souligné que des conseils de discipline sont prévus dans ce cadre. En attendant, le gouvernement annonce la suspension de toute titularisation des fonctionnaires.














