Antananarivo, 16 Mai, 14h10 – Les études lancées. L’Office national pour l’environnement (ONE) annonce lundi le lancement de l’évaluation environnementale nécessaire pour l’obtention du permis environnemental pour le projet de construction de l’autoroute Antananarivo-Toamasina. Cette évaluation concerne dans un premier temps le tronçon de 80 km entre Antananarivo et Anjozorobe du tracé prévu pour ce projet routier, indique cet organe d’exécution de la politique de gestion de l’environnement.
Le comité technique d’évaluation (CTE), chargé avec l’ONE de l’évaluation technique du dossier d’étude d’impact environnemental et social (EIES) déposé par le promoteur de ce projet d’autoroute, est déjà mis en place. Ce comité technique interministériel va analyser la conformité technique et juridique de l’étude, la suffisance, la pertinence et la cohérence des données et d’en produire un rapport technique d’évaluation. Pour ce faire, le CTE aura à évaluer en détails le projet. Le comité va recueillir les informations et les données qui seront fournies par les responsables de la Présidence de la République, l’entreprise égyptienne Samcrete qui va se charger des travaux et le bureau d’étude Bico.
C’est après que s’effectuera l’évaluation par le public, considérée comme un élément clé de l’évaluation car elle va prendre en compte les aspects sociaux du projet. L’évaluation consistera à recueillir les avis du public sur les aspects environnementaux physiques, biologiques, sociaux ou encore culturels, précise l’ONE. Sept communes sont traversées par le tronçon I du tracé qui fait l’objet de l’EIES, à savoir Ambohimanga Rova, Talata Volonondry, Ambohitrolomahitsy, Sadabe, Mangamila, Ambongamarina et Anjozorobe.
Les autorités se rendront dans chaque fokontany de ces communes, avance l’ONE. Cette évaluation par le public se fera soit par consultation sur place des documents, soit par enquête publique, soit par audience publique ou une combinaison des trois formes. C’est seulement après consolidation des résultats des évaluations techniques et publiques que l’ONE et le CTE vont statuer sur l’octroi ou non du Permis environnemental. Ce permis sera ensuite assujetti d’un Cahier de charges environnementales (CCE) qui va contenir les obligations du promoteur pour la durabilité du projet et le maintien d’une justice environnementale pour que ce soient les impacts positifs du projet qui priment, a soutenu l’ONE.
Les travaux de construction ont été officiellement lancés en décembre à Talata Volonondry. L’entreprise égyptienne Samcrete a déjà acheminé une partie des équipements qu’elle utilisera pour ce projet à Talata Volonondry. D’autres sont prévus arriver sur place d’ici quelques jours.














