Antananarivo, 19 Avril, 12h10 – Le topo est dressé. Il est estimé qu’au moins quatre campagnes successives de lutte antiacridienne sont nécessaires pour revenir à une situation de rémission. Cette estimation avait été faite sur la base de l’importance et l’étendue géographique des superficies infestées et contaminées, selon ce qui avait été présenté lors de la séance d’information sur la lutte antiacridienne à Madagascar, ce vendredi.
La Grande île est dans le “stade de recrudescence”, selon ce qui était indiqué lors de cette présentation. “Plusieurs actions nécessitent d’être menées afin d’atteindre le stade de rémission”, estime Aloys Nizigiyiamana, représentant adjoint de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’Agriculture (FAO) à Madagascar. Celui-ci évoque “l’intensification des interventions mobiles terrestres ainsi que celles opérées par voie aérienne”.
Un programme quadriennal de réponse à la crise acridienne est déjà mis en œuvre. La première campagne qui consiste à une lutte contre la crise acridienne menée sur 600 000 hectares avait déjà démarré au mois de janvier jusqu’au mois de juillet 2025. Le directeur général du Centre national de lutte antiacridienne, le Dr Edally, avait rapporté “plus de 227 000 hectares traités et protégés au 15 avril dernier”.
Cette lutte sera poursuivie sur 400 000 hectares durant une deuxième campagne prévue d’octobre 2025 à mai 2026. S’ensuivra des mesures d’accompagnements du déclin escompté prévues pour la troisième campagne, d’octobre 2026 à avril 2027. Et ce pour aller vers la rémission durant la quatrième campagne programmée d’octobre 2027 à mars 2028.
Ce programme quadriennal se base sur cinq composantes, dont la première est axée sur le renforcement de capacité de suivi d’analyse des situations acridiennes. Les autres composantes touchent le renforcement de capacité de lutte antiacridienne, la préservation de la santé humaine et la protection de l’environnement, la coordination technique et opérationnelle de ce programme ainsi que l’évaluation de l’efficacité de la campagne et de l’impact de la crise acridienne sur les cultures et les pâturages.
L’ensemble des actions qui vont être menées dans ce programme de réponse à la crise acridienne nécessite 21 millions de dollars. Ce besoin n’est actuellement couvert qu’à hauteur de 10%.
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