Antananarivo, 9 Novembre, 20h15 – “Je vous le dis : cessez les pratiques anciennes. Au risque de subir pire que ce que les deux magistrates suspendues subissent”. La ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, prévient le personnel du Pôle anti-corruption d’Antananarivo. Si les agents, magistrats ou personnel administratif, perpétuent ce qu’elle qualifie de “mauvaises pratiques”, les sanctions vont tomber.
Selon Fanirisoa Ernaivo, “des investigations et des audits seront menés très vite au niveau du PAC d’Antananarivo pour déterminer les implications des uns et des autres”. Lors d’une émission spéciale diffusée sur la chaîne de télévision publique TVM, samedi, elle évoque surtout les éventuelles responsabilités des deux magistrates qui avaient été récemment suspendues de leurs fonctions par le Comité de suivi et d’évaluation des PAC.
A en croire la ministre, la suspension des deux procureures du PAC décidée par le CSE avait surtout été dictée par “l’urgence de leur interdire l’accès au PAC” après que “des dossiers ont été refusés” et que “des preuves ont disparu”. Elle ajoute que les mesures disciplinaires et éventuellement pénales interviendraient si les soupçons étaient confirmés par les audits, inspections et enquêtes à venir. “La prise de mesures se fera graduellement”, précise-t-elle.
Dans son intervention, Fanirisoa Ernaivo reconnaît avoir douté elle-même de l’utilité des PAC. “Mais ce ne sont pas deux personnes qui n’ont pas fait leur travail qui doivent aboutir à la dissolution de cet organe de lutte contre la corruption”, confie-t-elle.














