Antananarivo, 10 Mai, 8h30 – Le projet Middle east green initiative de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opec) sera mis en œuvre à Madagascar. Ce projet qui s’étalera sur une période de huit ans sera financé à hauteur de 35 millions de dollars et la signature de la convention entre l’Etat malgache et l’Opec devra se faire prochainement rapporte un communiqué du ministère de l’Industrie, du commerce et de la consommation lundi.
La mise en œuvre de ce projet, financé par l’Arabie Saoudite, a été discutée entre le ministre Edgard Razafindravahy et la délégation de l’Opec, dirigée par son senior country manager Lewnis Boudaoui. La Grande île aurait même été proposée par ce dernier à être le pays pilote de cette initiative en Afrique, souligne le ministère. Le projet de l’Opec œuvre pour faire face à la crise climatique, à travers la plantation d’arbres, la préservation des forêts et l’utilisation positive des hydrocarbures pour la protection de l’environnement.
D’après les discussions entre les deux parties, le projet se déclinera en trois volets pour Madagascar. « Il y a le développement de source d’énergies propres pour la cuisson, comme le solaire, l’éthanol et le four amélioré. S’en suit la reforestation qui implique le secteur privé, à travers l’écotourisme, l’agribusiness et la protection de l’écotourisme. Et il y a la formation et l’entrepreneuriat féminin », détaille le communiqué du MICC.
Le ministre Edgard Razafindravahy a surtout insisté sur le développement industriel de la production d’éthanol, qui comme il l’a rappelé « a été promis par la Première Dame à Ambilobe ». Parmi les points qu’il a également soulevés figurent l’exploitation du gisement de gaz à Mahaboboka, le développement de l’agro-foresterie et l’agroindustrie ainsi que le développement de la solution électrique dans les zones pépinières industrielles. Le représentant de l’Opec, Lewnis Boudaoui, a quant à lui précisé que « le projet s’étalera sur huit ans et avec une grande flexibilité pour essayer le maximum de technologie à petite échelle, pour voir ce qui marche le mieux ».
Photo : Ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation














