Antananarivo, 7 Novembre, 14h45 – Une alliance en temps de turbulences. Madagascar Airlines indique avoir conclu avec Corsair un accord de partage de code sur la liaison Tana-Paris. Ce « codeshare » épargnera à la compagnie aérienne malgache d’être coupée complètement de la France qui est son marché principal, alors qu’elle vient de décider de suspendre provisoirement ses vols long-courriers et régionaux, d’après ce qu’a exposé son directeur des programmes et partenariats Haja Raelison, lundi.
Corsair laissera ainsi Madagascar Airlines « apposer son code » sur les vols qu’elle effectuera sur cette liaison. Pratiquement, les vols seront opérés par des appareils de Corsair mais les billets seront commercialisés par les deux compagnies avec des numéros de vols qui leur seront propres. Ce codeshare permettra à Madagascar Airlines de relier Tana-Paris à raison de deux fréquences hebdomadaires avec un Airbus A330-300 ou un A330-900.
Les appareils utilisés par cette compagnie française correspondent « à peu près aux qualités de la flotte que Madagascar Airlines utilisait avant, selon Haja Raelison. « Avec ce nouveau service, les clients auront les mêmes tarifs que ceux de Madagascar Airlines, les mêmes franchises malgaches. La différence est que ces avions atterriront à Orly en passant par La Réunion au lieu de Charles de Gaules », détaille-t-il.
Ce partage de code entre les deux compagnies couvrira la période de suspension des vols long-courriers de Madagascar Airlines. Mais cette alliance aérienne pourra aller au-delà de cette période. Thierry de Bailleul, le directeur général de la compagnie nationale malgache parle pour le moment de « mesure temporaire ». Selon lui, cette disposition démontre la volonté de Madagascar de revenir le plus vite possible sur le long-courrier.
Bien que ce premier responsable de Madagascar Airlines ait insisté sur le fait que la suspension de ses vols long-courriers et régionaux est temporaire, il souligne que ces vols ne reprendront que lorsque la compagnie malgache soit en mesure de basculer sur un modèle en dry lease. Le maintien des vols en « ACMI », c’est-à-dire des vols avec des locations d’avion avec équipage et maintenance inclus, est intenable économiquement pour Madagascar Airlines, lance Thierry de Bailleul. Il indique que les effets combinés de l’ACMI et du prix du kérosène avaient fait perdre mensuellement 2,8 millions de dollars à la compagnie nationale malgache.














