Antananarivo, 22 Juin, 7h30 – Augmenter le temps de vol et opérer en 24/7. Le directeur général de Madagascar Airlines, Thierry De Bailleul parle d’utilisation maximale des avions de la flotte de la compagnie aérienne nationale pour pouvoir multiplier les fréquences et mieux répondre ainsi à la demande croissante des voyageurs. Cette stratégie a été présentée par ce premier responsable de la compagnie aérienne nationale, lors de la Table ronde sur la connectivité aérienne à Madagascar, ce vendredi. Un évènement qui est organisé dans le cadre de la dixième édition du Salon international tourism fair Madagascar (ITM).
Madagascar Airlines prévoit d’aller au-delà des six à huit heures de vols par jour qu’elle peine actuellement à effectuer. Et ce, pour parvenir à faire voler les avions jusqu’à huit à dix heures quotidiennement. Ce qui implique de devoir voler très tard, expose Thierry De Bailleul. « Nous avons ainsi besoin d’ouvrir les aéroports jour et nuit afin de pouvoir opérer 24/7 », lance-t-il. La compagnie nationale travaillerait déjà avec Ravinala Airports et l’Aéroports de Madagascar (ADEMA) et des financements sont déjà prévus pour pouvoir équiper les aéroports, avec notamment les éclairages ou les infrastructures permettant d’opérer 24/7.
Le volet maintenance n’est donc pas en reste. Madagascar Airlines prévoit d’acquérir deux moteurs et un train d’atterrissage de réserve pour pouvoir parer à toutes les éventualités. “Nous sommes en train de reconstituer le stock d’équipements et des pièces détachées, pour une valeur de 5 millions de dollars. Ceci afin d’avoir tout ce dont nous avons besoin à Madagascar et ne pas être dépendant des importations et des livraisons. Ceci peut prendre du temps mais c’est fondamental”, explique Thierry De Bailleul.
Madagascar Airlines est passée de deux avions à trois avions en opération actuellement, d’après ce qui avait été indiqué lors de cette table ronde. Celui qui est aux manettes de la compagnie revient alors sur la décision de location du Q400 auprès de la compagnie sud-africaine CemAir pour renforcer la capacité de sa flotte. “Nous aurions dû rester à deux mais nous sommes passés à trois appareils car il y a la demande”, s’est-il justifié.
“Les avions arrivent avec un petit peu de retard. C’est la raison pour laquelle nous avons mis en place des locations d’avions intermédiaires”, poursuit-il. Thierry De Bailleul réalise que cette décision se sentira dans le compte de résultats de fin d’année de la compagnie. “Mais nous ne sommes pas égoïstes. Nous ne prenons pas à la légère notre rôle de service public. Nous avons décidé de nous sacrifier financièrement en louant cet avion, qui, en toute logique économique n’aurait pas dû être faite”, se défend-il face à l’assistance lors de cette Table ronde.
Une compagnie domestique fiable est en tout cas en train de se reconstruire, lance Thierry De Bailleul fièrement. “Nous verrons après pour ce qui est de l’international”, conclut-il.














