Antananarivo, 4 Mars, 18h13 – Le verdict est tombé vers la fin du mois de février. Le Conseil d’administration de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) est parvenu à la conclusion que Madagascar a obtenu un score global « assez faible » dans la mise en œuvre de la Norme ITIE 2019. Le score de la Grande île est de 67 sur 100 points et reflète la moyenne de ses notes pour les trois composantes que sont l’engagement des parties prenantes, la transparence et les résultats et impacts.
Madagascar a obtenu un score de 67,6 sur 100 pour la composante « engagement des parties prenantes ». Le Conseil d’administration de l’ITIE rapporte des défis persistants pour le financement durable du processus de cette initiative pour la transparence. Une situation qui a eu des impacts sur le fonctionnement du Groupe multipartite (GMP) pendant la période examinée. Ce CA note néanmoins que l’inclusion récente du financement de l’ITIE dans le budget du gouvernement est « une évolution positive ». Le Gouvernement devrait dans tous les cas mettre en place un engagement opérationnel et durable du même niveau, dont des ressources techniques et financières pour le processus ITIE.
Les faiblesses de coordination et la communication entre les représentants de la société civile au GMP et hors GMP sont également à résoudre. Le Conseil d’administration exprime par ailleurs « des préoccupations » quant aux contraintes imposées par le gouvernement sur certains activistes de la société civile sur des questions qui ne sont pas liées aux industries extractives. Ce Conseil d’administration prie alors instamment l’ITIE Madagascar « d’examiner de près l’environnement réservé à l’engagement de la société civile pour tous les aspects du processus ITIE afin d’assurer que le protocole de l’ITIE sur la participation de la société civile est bien respecté à l’avenir ».
Pour la composante « transparence », la Grande île a également obtenu un score « assez faible » de 66 sur 100. Le Conseil d’administration de l’ITIE félicite Madagascar pour les améliorations apportées aux registres des licences ainsi que pour la levée du moratoire sur les licences minières. Il déplore cependant le peu de progrès faits par le pays dans la divulgation des contrats, les contrats des deux secteurs restant à publier.














