Antananarivo, 26 Septembre, 18h00 – Des heures difficiles pour les entrepreneurs des principales villes du pays. Après Antananarivo et Antsirabe jeudi, la situation se dégrade aussi à Mahajanga, Antsiranana et Toamasina. De nombreux commerces ont été pillés des ces villes depuis ce vendredi matin, selon des sources locales.
À Mahajanga, “il n’y avait pas vraiment de manifestation”, rapporte Mokthar Salim Andriantomanga, gouverneur de la région de Boeny. Il raconte que des “malfaiteurs” ont commencé à saccager des magasins dans le centre-ville ce vendredi vers 11h. Le magasin Cosmos a été leur première cible. “Les forces de l’ordre ont eu du mal à maîtriser ces pilleurs”, poursuit le gouverneur. Malgré les mesures anti-pillage mises en place, ils réussissent à contourner les forces de l’ordre et tentent d’ouvrir d’autres magasins.
Dans la ville de Toamasina, des pilleurs ont également profité de la manifestation menée par des étudiants de l’université de Barikadimy, renforcée par des marchands d’Ankirihiry d’un côté et des membres de la génération Z de l’autre. Selon des sources sur place, le magasin Tecno à Bazarikely et le Bricodis Morarano ont subi d’importantes pertes. Les forces de l’ordre ont procédé à des arrestations et ont utilisé des bombes lacrymogènes pour disperser les foules. Une personne a été grièvement blessée, selon notre source.
À Antsiranana, la tension reste également élevée. Des manifestants ont investi les rues de cette ville du Nord du pays depuis jeudi soir et ont poursuivi leurs actions ce vendredi matin. Une bijouterie aurait été pillée, selon une source locale. Idem pour Toliara où une manifestation a eu lieu ce vendredi matin. Jusqu’à 15h, les forces de l’ordre continuent encore de disperser les foules.
Photo : TVM Mahajanga














