25 538,6 milliards d’ariary. C’est le montant estimatif des besoins de financement brut (BFB) pour les trois prochaines années, avancé par le ministère de l’Economie et des finances (MEF) dans le document budgétaire qu’il avait annexé dans le projet de loi des Finances 2023. Le besoin de financement s’élèvera à 6 941,1 milliards d’ariary pour cette année, pour augmenter à 8 617,4 milliards d’ariary en 2024 et à 9 980,1 milliards d’ariary pour 2025, détaille le MEF dans ce document.
Pour les 6 941,1 milliards d’ariary nécessaires pour cette année, le besoin de financement extérieur s’élèvera à 4 815 milliards d’ariary, s’il est de 2 126,1 milliards d’ariary pour le besoin de financement intérieur. En 2025, les besoins de financement extérieur sont estimés à 7 663,1 milliards d’ariary, contre 2 316,9 milliards d’ariary de financement intérieur.
Dans ce document budgétaire, le MEF avance comme sources potentielles de financement extérieur la mobilisation des prêts concessionnels et semi-concessionnels des partenaires de développement du pays. Aussi, « les bailleurs de fonds traditionnels restent les partenaires privilégiés de Madagascar ». Le MEF parle des bailleurs multilatéraux comme la Banque mondiale, la Badea, la BAD, l’Ofid ou le Fida. Pour ce qui est des partenaires bilatéraux, ce ministère énumère le Japon, la France, l’Inde, la Chine ou la Corée du Sud. Les financements verts sont également avancés comme sources à explorer.
Toujours pour les financements extérieurs, le MEF soutient dans son document que l’augmentation du recours aux financements non concessionnels ou prêts commerciaux auprès des banques commerciales « s’avèrera inévitable ». Et l’Etat s’appuiera sur la notation de Madagascar par l’agence Standard and Poor’s en avril 2022 pour espérer accéder aux marchés des capitaux internationaux.
Concernant les sources locales de financement, le MEF avance que les BTA, les avances statuaires et les autres titres de bons de trésor (BT) constitueront les principaux instruments de financement intérieur. Il est par ailleurs indiqué dans ce document budgétaire que l’Etat pourra envisager d’émettre de nouveaux titres à plus longue maturité, pouvant aller jusqu’à dix ans, avec la mise en œuvre de diverses réformes.