Antananarivo, 11 Mars, 12h12 – L’embargo de l’exportation russe de nickel permet aux autres pays producteurs, comme Madagascar, de proposer des produits à un prix très élevé. Le prix de ce métal blanc avait déjà atteint un record historique lundi dernier jusqu’à grimper brièvement au-dessus de 100.000 dollars la tonne le lendemain. Une situation qui a contraint le London metal exchange (LME) à suspendre les échanges autour du nickel avec cette flambée de prix.
Le cours du nickel sur marché international obéit à la loi de l’offre et de la demande. La hausse actuelle des prix est liée à la diminution de l’offre, la Russie étant un important producteur, confie un spécialiste. Il y a également l’augmentation de la demande, en particulier du marché des batteries électriques.
De façon générale, cette augmentation du prix du nickel est bénéfique aux producteurs, comme la compagnie minière Ambatovy. Cependant, comme la conjoncture actuelle entraine une augmentation considérable du prix des intrants nécessaires à la production (charbon de terre, souffre, calcaire, carburant) ainsi que les couts de transport, l’impact positif de la hausse du cours du nickel pour les producteurs est limitée, poursuit notre interlocuteur.
Madagascar devrait, pour sa part, bénéficier de la situation. Quel que soit le cours ou le volume des produits exportés, Ambatovy doit verser 2% de son chiffre d’affaires à titre de redevance. La loi prévoit que 1,4% reviennent aux collectivités décentralisées (CTD) et 0,6% à l’Etat central. Cette compagnie minière dispose d’une capacité de production annuelle de 60.000 tonnes de nickels raffinés.














