Antananarivo, 16 Avril, 8h50 – Quelles disciplines les guides doivent-ils apprendre et connaître pour se spécialiser dans l’observation des oiseaux et des primates ou encore se spécialiser en ethnobotanique et civilisation ? Comment ceux qui souhaitent exercer cette spécialité doivent-ils ensuite être évalués pour pouvoir être certifiés ?
Les éléments de réponse ont été discutés la semaine dernière par des professionnels du métier, des formateurs qualifiés, ainsi que des équipes du ministère du Tourisme et de celui de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle la semaine dernière. Le primatologue, le professeur Jonah Ratsimbazafy a participé aux travaux de groupe qui ont permis d’élaborer les modules de formation et les examens afin de mieux s’adapter aux besoins actuels du marché.
Les travaux organisés la semaine dernière entrent dans le cadre du projet de développement des référentiels de formation et de certification des métiers de guide spécialisé démarré en novembre 2022. Il s’agit de la deuxième étape du processus qui fait suite à l’atelier de consultation réalisé en février afin d’analyser la situation de travail des guides spécialisés en primatologie, ornithologie, ethnobotanique et civilisation.
Après ces travaux d’élaboration du référentiel métier-compétence, les techniciens vont s’atteler à la rédaction du référentiel de formation. Celui-ci sera ensuite mis à disposition de tous les centres et instituts de formation du métier de guide de façon à uniformiser la qualité de formation. L’objectif, selon le ministère du Tourisme est de « rehausser les compétences de tous les guides touristiques ». Celui-ci justifie d’ailleurs l’élaboration de ce référentiel par le rôle important des guides dans la réussite des voyages touristiques. « C’est un métier qui exige plus de professionnalisme et de nouvelles connaissances au quotidien », soutient-il.
Outre le métier de guide touristique dont le référentiel de formation est en cours de mise en place, les métiers de cuisine, serveur barman et valet/ femme de chambre viennent également de voir leur référentiel de formation mis à jour. Selon le ministère, la formation constitue l’un des axes prioritaires de ses actions en vue de relancer le secteur du tourisme.














