Plus de 10.000 enfants travaillent, comme des esclaves d’un autre temps, dans des mines artisanales de mica dans le sud de Madagascar, des enfants dont les plus petits doivent avoir entre 3 et 5 ans. Une maman, dénommée Solange, avec son enfant de 4 ans sur le dos, est obligée de descendre sous terre, au fond de la mine, pour une misère, ce au péril de sa vie. Une image qui choque, qui marque à vie. Solange de déclarer « On a pas d’argent, on a pas le choix », le triste constat d’une population abandonnée à elle même. Un scandale humanitaire, révélé il y a quelques semaine maintenant par NBC NEWS, en collaboration avec l’association Terre des Hommes [Nous vous invitons à consulter ce lien https://www.nbcnews.com/news/a
Ce spectacle désolant, innomable, se déroule à Andranondambo, où les enfants et leurs familles peuvent passer 7 jours sur 7, plus de 10 heures par jour, à descendre dans les mines de mica, à séparer le précieux minerai, mais il ne sera précieux qu’après avoir quitté les mines. 46.000 tonnes de mica ont été exportées par la Grande île en 2018, dont 91% envoyés en Chine. Un volume qui a permis à Madagascar de concurrencer progressivement l’Inde, pays dans lequel également 22.000 enfants travaillaient pour le mica en 2016. Une situation similaire dénoncée par l’association Terre des Hommes, obligeant les dirigeants de ce pays, et les acheteurs des produits transformés, à prendre des mesures. Cette mise sous les feux des projecteurs de l’Inde, entre autres, semble avoir déplacé en partie le problème à Madagascar… Pendant que le volume exporté de l’Inde pour le minerai commençait à baisser, avec un prix à la hausse qui a triplé, Madagascar commençait à exporter plus, en divisant ces prix par deux, en une dizaine d’années [Voir le rapporthttps://www.terredeshommes.nl/
Le compte rendu de l’association Terre des Hommes stipule « Il est urgent que les entreprises internationales, s’approvisionnant en mica, et en produits à base de mica, ainsi que le gouvernement malgache assument la responsabilité des conditions problématiques dans le secteur du mica et contribuent à améliorer le respect des droits des enfants ». Oui, nous souhaitons voir Madagascar attirer les investisseurs internationaux, devenir un pays attractif pour les miniers, développer nos exportations de minerais en milliards de dollars dans tout le pays, mais la situation à Andranondambo n’a rien d’une mine, si ce n’est les trous adaptés à la taille des enfants. Le MICA à Madagascar : MINE INNOMABLE CONTRE ARGENT.
Illustrations : Nino, copies d’écran de NBC News


















