Antananarivo, 5 Novembre, 11h25 – Déception. C’est le sentiment des opérateurs miniers induit par la non-considération du secteur extractif lors du Forum national des investissements qui a été organisé vers la fin du mois d’Octobre. Un évènement durant lequel ces opérateurs espéraient être mis en avant en matière d’appui au secteur privé et de promotion des investissements. Ce qui, à leur grande surprise, n’avait pas été le cas, déplorent la Chambre des mines de Madagascar et la Fédération des opérateurs miniers de Madagascar dans un communiqué conjoint qu’ils ont publié vendredi.
Ces opérateurs miniers semblent douter des réelles intentions de l’Etat. « Ceci nous amène à nous interroger sur les sujets laissés en suspens depuis des années tels que la non-application du Code minier en vigueur, la situation persistante de gel des permis miniers ou le choix du prochain cadre légal », lancent-ils. Ils ajoutent que « refuser de trouver des solutions appropriées à toutes ces questions et de soutenir le secteur minier formel équivaudrait à encourager les trafics de substances minières au détriment des populations des zones hôtes, de l’environnement et de l’économie toute entière ».
Ces opérateurs restent persuadés de la contribution des mines industrielles sur le développement du pays, en s’appuyant sur une étude de la Banque mondiale qui l’estime à 14% du PIB d’ici 2025 contre les 6% actuels. Le secteur minier pourra également constituer 54% du total des exportations nationales dans cette même projection si les exportations de produits miniers stagnent depuis des années à 30%, rapportent-ils.
Le secteur privé minier réalise néanmoins la divergence des points de vue quant à ces contributions. D’où l’urgence, selon ces opérateurs « d’instaurer un dialogue efficace » dont l’objectif est « d’établir une compréhension mutuelle des réalités d’un secteur déjà largement fragilisé par une gouvernance pour le moins chaotique ». Ces opérateurs attendent également du Gouvernement du concret, dont entre autres, des progrès significatifs dans l’amélioration de la gouvernance du secteur minier. « Conjuguer la volonté de l’administration de prendre des initiatives visant au renforcement de la gouvernance sectorielle ainsi qu’à l’amélioration des capacités des acteurs et du climat des investissements est le souhait de tous », lancent-ils.
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