Antananarivo, 30 Avril, 14h55 – Les mines de Rio Tinto QMM tournent à nouveau. Après avoir été suspendues vendredi matin, les opérations ont progressivement repris, indique une source auprès de la compagnie. « Les barrages de route ont été levés sans heurts », souligne la compagnie dans un communiqué publié vendredi soir. Les employés qui ont pu être évacués du site de la compagnie jeudi matin ont ainsi été invités à se préparer à reprendre le travail.
Parallèlement, des membres des communautés riveraines de la compagnie, les syndicats des employés ainsi que ses contractants ont manifesté ce samedi pour réclamer la publication officielle des résultats des analyses des eaux d’Andrakaraka et ses environs. « Laissez QMM travailler en toute liberté », pouvait-on également lire sur les banderoles brandis ce samedi.
Un mois et demi après la découverte des poissons morts autour du seuil déversoir de la compagnie, les résultats des analyses des échantillons effectuées sous la supervision de l’Autorité nationale de l’eau (Andea) ne sont toujours pas officiellement publiés. Les activités de pêche sur le site restent toujours ainsi interdites, ce qui avait déjà suscité la colère des manifestants à l’origine des barrages vers le site de Mandena.
Vendredi, la compagnie s’est dit « contrainte de suspendre ses opérations minières depuis 3h du matin ». Elle a également indiqué ne « pas être en mesure de faire tourner les génératrices d’électricité » qui approvisionnent pourtant la ville de Tolagnaro, les trois villages des employés de la mine ainsi que le site de Mandena et du Port d’Ehoala.
La compagnie ne disposait plus d’assez de personnels et de matériels sur place, souligne-t-elle pour expliquer sa décision. Le communiqué publié vendredi précise qu’après l’évacuation d’une partie des employés et des contractants le jeudi 28 Avril, il ne restait plus sur le site que 300 employés et contractants dont l’état physique et mental se dégrade rapidement. Or, selon QMM, tant que les barrages
Mercredi, des manifestants ont érigé des barrages la route menant vers le site minier, en bloquant ainsi toute entrée et sortie. Il a fallu l’intervention des forces de l’ordre pour évacuer une grande partie des employés jeudi matin. Ceux qui étaient restés avaient continué à faire tourner la mine, mais faute de relève vendredi, la suspension des opérations a dû être décidée.














