Antananarivo, 1er Novembre, 10h35 – Etes-vous propriétaires de voitures, de véhicules utilitaires, de motos ou de scooters ? Si oui, attendez-vous à vous acquitter d’une obligation fiscale annuelle comme cela a été le cas avant 2006. Le projet de Loi des finances initiale (PLFI) 2026 prévoit en effet l’application d’une “taxe sur les véhicules à moteur” qui est prévue s’appliquer à la quasi-totalité des engins motorisés soumis à l’obligation d’immatriculation, quelle que soit leur affectation ou leur usage.
Le tarif de cette taxe varie de 5 000 ariary à 340 000 ariary, suivant la puissance, la source d’énergie ainsi que de l’année de première mise en circulation des véhicules. La charge fiscale annuelle est généralement réduite pour les véhicules électriques et hybrides de faible puissance, en particulier s’ils sont récents. Inversement, la taxe devient particulièrement lourde pour les propriétaires de véhicules âgés, de grande puissance fiscale et fonctionnant au diesel.
Cette taxe ne s’applique pas seulement aux véhicules terrestres motorisés. Elle concerne également les véhicules ferroviaires, les bateaux à moteur fixe ou amovible, ainsi que les aéronefs. Son tarif est fixé à 200 000 ariary par an et par appareil pour les navires de plaisance. Le forfait annuel est de 1 000 000 ariary par appareil pour les autres engins maritimes et de 2 000 000 ariary pour les aéronefs.
Certains véhicules sont néanmoins exonérés de cette taxe. C’est le cas des véhicules non soumis à taxation en vertu des conventions internationales, les ambulances et les véhicules des sapeurs-pompiers ainsi que les véhicules administratifs.
La taxe sur les véhicules à moteur, qui donnait droit à une vignette à afficher sur le pare-brise des véhicules, avait été abrogée par la loi de finances 2006. A l’époque, cette décision avait été prise dans un objectif de “mise en cohérence du texte fiscal consécutivement à la réforme totale qui a été opérée sur le droit des affaires”.
Cela avait notamment impliqué “la suppression de certaines dispositions fiscales devenues obsolètes, dont la taxe sur les véhicules à moteur”. Dans le cadre de sa politique d’augmentation des recettes fiscales suite aux recommandations du Fonds monétaire international (FMI), l’Etat a décidé de réinstaurer cette taxe.














