Antananarivo, 13 Décembre, 13h33 – Un manque à gagner non-négligeable. Le manque de rigueur dans la gestion de l’or malgache a des impacts sur les recettes publiques et pour le pays. Le rapport de la Cour des Comptes publié ce mardi à Anosy fait état d’une perte de devises estimée à 772 milliards d’ariary. Celui-ci fait également état de « 15,5 milliards d’ariary de perte de recettes publiques de 2018 à 2021 dont 4,5 milliards d’ariary pour l’Etat, en termes de redevances minières et 11 milliards d’ariary de ristournes pour les collectivités territoriales et 6,5 milliards d’ariary de ristournes pour les communes » à cause des failles avérées.
Ces pertes sont liées à la différence des chiffres sur l’exportation de l’or, au vu des statistiques fournies par les douanes malgaches et les données collectées auprès des pays destinataires du métal précieux malgache. La Cour des comptes s’est appuyée sur les chiffres fournis par les Nations unies, qui mentionne un écart de 4,5 tonnes entre l’or déclaré à l’exportation et la quantité que les pays acheteurs affirment avoir reçu de Madagascar entre 2018 et 2021. « Ces lacunes dans le suivi et le contrôle de la filière aurifère ont de lourdes conséquences sur les finances publiques », réitère le rapport.
Pour comprendre la réalité sur terrain, la Cour affirme avoir collecté des informations dans la région de Betsiboka, l’une des régions productrices d’or dans la Grande île. « En examinant la production et la commercialisation de l’or dans ces communes [Andriba, Antanimbary, Antsiafabositra, Beanana, Maevatanàna I et II], la Cour a constaté que les activités de production de l’or ne sont pas suffisamment encadrées et suivies par les autorités communales et l’Agence nationale de la filière or (ANOR) », fait part le rapport.














