Antananarivo, 4 Janvier, 6h45 – Les États-Unis déclarent samedi qu’ils “dirigeraient” le Venezuela jusqu’à l’instauration d’une transition politique “sûre”, au lendemain d’une opération militaire américaine ayant, selon Washington, conduit à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro.
Lors d’une conférence de presse à Mar-a-Lago, le président américain Donald Trump affirme que les États-Unis assureraient la gestion du pays “jusqu’à ce qu’une transition sûre, appropriée et judicieuse puisse être mise en place”, n’excluant ni une présence militaire prolongée ni le lancement d’“une seconde attaque plus importante si nécessaire”.
Dans un discours martial, Donald Trump s’est dit “fier” de l’opération, la qualifiant d’“assaut comme on n’en avait pas vu depuis la Seconde Guerre mondiale”. Il a insisté sur la puissance militaire des États-Unis, affirmant qu’“aucun pays au monde n’aurait pu mener une telle opération”. Une rhétorique qui s’inscrit dans la continuité de son slogan politique, « Make America Great Again ».
Selon les autorités américaines, Nicolás Maduro aurait été transféré aux États-Unis, où il doit répondre devant la justice fédérale de New York d’accusations liées au narcotrafic et au terrorisme. La procureure générale des États-Unis, Pamela Bondi, a indiqué sur le réseau social X que le président vénézuélien et son épouse avaient été inculpés dans le district sud de New York.
Sur le plan militaire, Donald Trump a assuré que les États-Unis n’avaient “pas peur d’envoyer des troupes sur le terrain”, affirmant que des forces américaines étaient déjà présentes au sol lors de l’opération. Le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a déclaré que l’intervention, baptisée Absolute Resolve, avait été préparée “depuis des mois” et mobilisé plus de 150 avions.
Le président américain a également annoncé son intention d’autoriser des compagnies pétrolières américaines à exploiter les vastes réserves de brut du Venezuela et à investir dans la remise en état des infrastructures énergétiques du pays.
À Caracas, la Cour suprême du Venezuela a confié provisoirement les pouvoirs présidentiels à la vice-présidente Delcy Rodríguez, sans déclarer Nicolás Maduro définitivement empêché. Delcy Rodríguez a exigé la libération du chef de l’État, dénonçant toute tentative de mise sous tutelle du pays.
Photo : Voice of America














