La quantité de monnaie en circulation en hausse en 2022. Dans sa note de conjoncture publiée la semaine dernière, la Banque centrale indique que « sur les onze premiers mois de 2022, la croissance de la masse monétaire M3 a été de 11,2%, contre 7,7% sur la même période de 2021 ». Elle fait également état d’un « glissement annuel de la base monétaire de +17,5% à fin 2022, contre 7,4% à fin 2021 ».
⭕Selon la Banque centrale, ces hausses sont notamment dues aux emprunts de l’Etat et aux prêts accordés par les banques commerciales. « En 2022, l’essentiel de l’évolution des agrégats monétaires a été expliqué par la hausse des créances sur l’Etat et des crédits bancaires à l’économie », indique la Banque centrale dans sa note. Elle précise notamment que le montant des crédits bancaires à l’économie ont augmenté de 1 358,7 milliards d’ariary, soit une hausse de +14,9 % en 2022.
⭕La Banque centrale rappelle également que cette hausse est due « aux rétrocessions par BFM à l’Etat des fonds issus du programme FEC, aux tirages d’avances statutaires par l’Etat, ainsi qu’aux opérations de BFM sur le marché monétaire ». Mais elle parle également d’une variation de la masse monétaire due aux « effets expansifs des opérations de l’Etat liées surtout aux dépenses publiques ». Pour 2023, elle prévoit une une croissance annuelle de 17,8% de la masse monétaire M3.
⭕Comme l’augmentation de la masse monétaire en circulation entraîne souvent une hausse des prix, la Banque centrale a décidé de maintenir ces taux des facilités permanentes, à 8,10% pour le taux des facilités de dépôt et à 10,10% le taux des facilités de prêt marginal. Son objectif est de maîtriser la masse monétaire en circulation en encourageant les banques commerciales à déposer leur liquidité et en limitant leur recours aux prêts à courts termes.
⭕Cette politique de resserrement de la politique monétaire mise en oeuvre depuis 2021 a contribué à limiter la progression de l’inflation, rappelle la Banque centrale. Les banques commerciales qui disent faire face à des problèmes de liquidités indiquent, pour leur part, souhaiter que ces taux de refinancement de la Banque centrale soient revus à la baisse.














