Antananarivo, 8 Avril, 15h15 – Armateurs, consignataires, chargeurs, collecteurs ou encore manutentionnaires de navire sur la liaison maritime entre les Comores et Mahajanga. Ensemble, ils ont lancé ce mardi un appel au gouvernement malgache concernant la difficile reprise des liaisons maritimes entre les deux pays malgré la réouverture officielle de la circulation adoptée par l’Etat malgache le 6 mars dernier.
Ces opérateurs maritimes pointent notamment du doigt, la situation de quatre navires battant pavillon malgache qui sont toujours bloqués à Moroni depuis la fermeture des frontières le 11 octobre 2024. Ils évoquent aussi le difficile accostage aux Comores de trois navires malgaches en fin de mois dernier. Ces navires ont dû “attendre plus de 24 heures avant d’obtenir les autorisations des autorités maritimes comoriennes pour accoster aux ports de Moroni et d’Anjouan”, relate la lettre envoyée aux membres du gouvernement malgache. Les Comores indiquent ensuite avoir accordé l’autorisation d’accoster pour des raisons humanitaires, mais n’ont toujours pas délivré l’autorisation de repartir pour les bateaux concernés.
D’après l’explication des opérateurs, la situation est due aux mesures que continue d’imposer le gouvernement malgache aux ressortissants comoriens qui arrivent à Mahajanga malgré la réouverture des liaisons maritimes. Il s’agit selon eux de “l’obligation de chimioprophylaxie imposée aux passagers en provenance des Comores” que Madagascar continue à maintenir. Actuellement la Grande ile est le seul pays ayant une liaison maritime et aérienne de passagers avec l’archipel qui continue à l’imposer, alertent les opérateurs.
Face à cette situation, les opérateurs demandent à l’Etat de prendre de discuter de la situation afin de trouver une solution “équilibrée et pérenne” indiquent-ils. Selon les opérateurs, la situation devient asphyxiante pour les opérateurs économiques, en particulier dans la région Boeny qui sortent de sept mois d’inactivité suite aux fermetures des liaisons maritimes entre les deux pays.
Dans une note d’information publiée le 29 mars dernier, l’agence nationale des affaires maritimes de l’archipel des Comores avait déjà expliqué les réticences comoriennes à laisser les liaisons reprendre normalement leur cours. Selon eux, c’était dû à la publication par les Autorités maritimes régionales de Mahajanga de mesures restrictives rendant impossible la reprise du trafic maritime malgré la réouverture des frontières. Les Comores conditionnent la reprise du trafic entre les deux pays par “la tenue d’une réunion technique pour la régulation du trafic maritime entre les deux pays”.
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