Antananarivo, 1er Mai, 12h35 – Le monde de la littérature américaine pleure l’un des siens, tandis que New York perd un de ses citoyens. L’écrivain Paul Auster est décédé le mardi 30 avril, des suites de l’aggravation d’un cancer de poumons qu’il aura traîné depuis plusieurs mois maintenant. Son épouse Siri Hustvedt avait annoncé ce cancer qui aura eu raison de Paul Auster en 2023, rendant ainsi prophétique son « ce serait sans doute mon dernier roman » quand paraissait Baumgartner en octobre 2023.
Paul Auster était plus qu’un écrivain, il aura aussi été un éminent penseur. Dans ses œuvres se mue la pensée des destins parallèles et du hasard. Avec son avant-dernier roman « 4, 3, 2,1 », plus encore qu’avec son dernier ouvrage, il a marqué les esprits avec quatre récits superposés du même personnage principal. Dans cet ouvrage, il jouait sur la possibilité des destins autres tout en regrettant dans ses propos l’impossibilité, si ce n’est dans la fiction, d’être ailleurs que là où l’on est.
Paul Auster, c’est aussi une œuvre immense traduite dans plus de 40 langues : 17 romans, huit recueils de poèmes, et cinq essais où il n’ aura de cesse de s’analyser mais aussi de critiquer les positions républicaines, de Bush à Trump. Aujourd’hui, Paul Auster mort, c’est toute la littérature contemporaine qui perd l’une de ses plumes les plus exigeantes.
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