Antananarivo 05 mai, 13h – Le secteur privé lance un appel de détresse à l’endroit de l’Etat. Dans un communiqué conjoint, le GEM (Groupement des entreprises de Madagascar), le SIM ou Syndicat des Industries de Madagascar et le FivMpaMa (Fivondronan’ny Mpandraharaha Malagasy) font part de la situation très critique de leurs membres. L’Etat demandent au secteur privé d’œuvrer de façon à préserver les emplois, mais les entreprises, minées par les mesures de confinement ayant duré maintenant 45 jours, ne disposent plus de ressources pour supporter leurs charges salariales.
Du coup, les groupements patronaux demandent un soutien financier conséquent de la part de l’Etat pour prévenir une crise sociale sans précédente. Quelques 364 936 employés du secteur privé risquent de ne plus percevoir leurs salaires du mois d’avril si l’on se réfère aux chiffres avancés par le même communiqué.
La situation risquerait de s’empirer si cette crise sanitaire perdure.
Le GEM, le SIM et le FivMpaMa estiment qu’une enveloppe de 50 milliards ariary, soit 12,5 millions de dollars, sera chaque mois nécessaire pour prendre en charge ces pertes salariales des entreprises du secteur privé. Ceci ne concerne, souligne toujours le patronat, que les salariés qui sont directement touchés par cette crise. Les groupements patronaux affirment que le mécanisme à mettre en place pour la réalisation de ce soutien reste à définir.















