Antananarivo, 23 Juin, 6h42 – Les députés auront à peine eu le temps de prendre connaissance du projet de loi de finances rectificative présenté mercredi qu’ils doivent passer au vote ce jeudi. « Nous venons de prendre connaissance du texte mercredi, nous n’avons que 24 heures pour l’examiner avant son adoption », regrette Edizard, député élu à Vohémar. « Madagascar est en crise, et plusieurs problèmes liées à la JIRAMA, l’insécurité, et le social en général devaient être examinés avec un peu plus de temps que ça », ajoute un élu sous les couleurs de la plateforme présidentielles Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina (IRD) qui a requis l’anonymat.
Du côté de la société civile, la vitesse avec laquelle le texte passe de la présentation à l’adoption n’est pas nouvelle. « Tous les ans, c’est comme ça », déplore Hony Radert, secrétaire général du Collectif des citoyens et des organisations citoyennes (CCOC). Presque tous les ans, son mouvement appelle l’exécutif à déposer « à temps » le projet de loi de finances auprès du Parlement pour donner aux parlementaires le temps de bien s’en imprégner avant le vote. Et « face à la crise mondiale, les députés ont besoin d’encore plus de temps pour la lecture avant l’adoption », poursuit-elle, évoquant un « nécessaire respect mutuel entre l’exécutif et les députés, puis entre les députés et leurs électeurs ».
Photo : Ministère de l’Economie et des finances















