Antananarivo, 19 novembre, 6h45 – Du mouvement au sein du bureau permanent de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). La Haute Cour constitutionnelle (HCC) se prononce sur la destitution d’Houssen Abdallah, vice-président de l’organe chargé de préparer et d’organiser les élections, représentant l’Assemblée nationale. Elle constate l’incapacité physique du concerné, conduisant à sa décision, rendue mardi.
La décision a été prise à la suite de la saisine de la HCC par le président de la CENI. Houssen Abdallah “fait part depuis mai 2024 de son indisponibilité, pour des raisons d’ordre médical nécessitant un traitement hors du territoire”, indique la requête aux fins de constatation de vacance du vice-président de l’organe chargé des opérations électorales, dressée par le président de la Ceni. “L’absence de l’intéressé perdurant jusqu’à présent, constitue un cas d’incapacité physique”, soutient Arsène Andrianarisedo Dama.
La HCC s’est prononcée sur le dossier dans sa décision du 14 novembre. La Cour avait indiqué qu’elle “n’est pas en mesure de prendre une décision” et qu’elle avait demandé la production d’un certificat médical du médecin traitant d’Houssen Abdallah “attestant de son incapacité physique à poursuivre ses fonctions”. Un document que la Ceni avait fait parvenir à la HCC le 17 novembre.
Les autorités de la transition avaient fait part de leurs intentions de se pencher sur une réforme du processus électoral, et la Ceni n’est pas exclue de la réflexion. Le Premier ministre a encore touché un mot sur des “changements profonds” au niveau de l’organe chargé de préparer et d’organiser les élections lors de la présentation de la politique de mise en œuvre de la politique générale de l’Etat, mardi à l’Assemblée nationale.














