Antananarivo, 1er Octobre, 8h00 – “Les députés du groupe parlementaire Irmar (Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina) condamnent l’expression d’opinion faite en dehors de ce qui est prévu par les lois et les règlements en vigueur dans le pays”. Les élus de la majorité ont dénoncé lundi soir la participation de certains de leurs pairs aux manifestations de rue, notamment celles qui ne sont pas autorisées. Dans un communiqué publié quelques heures après l’arrestation du député Antoine Randriamampianina Rajerison, ils ont prié tous les députés à s’exprimer dans le cadre du règlement intérieur de l’Assemblée nationale et de la Constitution, et certainement pas dans la rue”.
Dans leur communiqué, les élus Irmar soulèvent que le principe de l’inviolabilité parlementaire en matière d’opinion n’est applicable que durant les sessions parlementaires. “Selon le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, les actions faites et les opinions exprimées en dehors des sessions parlementaires et en dehors de l’exercice des fonctions, que ce soit dans les réunions publiques ou dans les médias, sont régies par le droit commun en vigueur sur le territoire de la République”.
Lundi, le député Antoine Randriamampianina Rajerison, élu à Arivonimamo avait été arrêté alors qu’il avait participé aux manifestations des étudiants de l’Université d’Antananarivo auxquelles s’est joint le mouvement de la GenZ. Il a été libéré depuis mardi, mais entre-temps, les députés de l’opposition avaient dénoncé cette arrestation et avaient indiqué qu’aucun député ne devrait être arrêté en raison des opinions qu’il émet. Les forces de sécurité, elles, avaient évoqué que le député avait été interpellé suite à des renseignements rapportant la présence d’armes sur certains manifestants. Le général Jimmy Clark Rakotondramanana, sous-chef d’État-major en charge des opérations de l’État-major des armées, avait même confirmé que “des armes ont été retrouvées sur des manifestants civils et élus”.













