Antananarivo, 20 Mars, 11h45 – La Banque mondiale continuera à collaborer avec le Gouvernement malgache dans la mise en œuvre des réformes dans le secteur de l’énergie à Madagascar ainsi que dans l’amélioration de l’efficacité énergétique à la Jirama. C’est ce qu’avait annoncé la directrice régionale pour les infrastructures en Afrique orientale et australe de cette institution financière, Wendy Hughes, à l’issue de sa rencontre avec le Président de la République, Andry Rajoelina, mardi.
Ce soutien de la Banque mondiale devra également contribuer à élargir l’accès à l’électricité au pays. Et cette collaboration devra non seulement profiter à la population dans les zones urbaines, mais également à celle des zones rurales et les communautés, explique-t-elle.
L’équipe locale de la Banque mondiale avait déjà exposé que Madagascar fait face à l’un des déficits d’accès à l’électricité au monde. 36% de la population malgache seulement ont accès à l’électricité. Mais même pour ceux qui en bénéficient, le service reste souvent instable, soulève-t-elle.
Le secteur privé avait alors été appelé à contribuer dans la résolution de la crise énergétique de Madagascar. Et avec des conditions favorables, comme l’amélioration de la viabilité financière et opérationnelle de la Jirama ou encore un environnement d’investissement fiable, la Banque mondiale estime que le secteur privé pourrait accroître la capacité de production d’au moins 130 mégawatts d’ici fin 2026.
Lors de la rencontre des acteurs du secteur privé avec l’équipe de la Banque mondiale, mardi, le vice-président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM) Rivo Andriamanalina avait soutenu que le secteur privé est prêt à contribuer à la résolution de cette crise énergétique. Il avait toutefois appelé à un soutien adapté de la Banque mondiale, qui permettra aux entreprises d’investir efficacement.
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