Une dynamique stable. La croissance du Produit intérieur brut (PIB) à prix de marché de la Grande île est projetée à 4% pour 2026, selon les dernières Perspectives économiques mondiales de la Banque mondiale publiées en ce début d’année. Un pronostic qui s’aligne exactement sur les performances prévues par cette institution financière pour Madagascar en 2025.
Cette prévision pour 2026 avait toutefois fait l’objet d’une légère révision à la hausse de 0,1 point de pourcentage par rapport aux précédentes projections de 3,9% établies par la Banque mondiale au mois de juin 2025. Un ajustement marginal qui pourrait suggérer que les indicateurs économiques du pays se maintiennent conformément aux attentes, sans choc majeur anticipé à ce stade.
La Banque mondiale souligne dans son rapport que Madagascar, tout comme le Kenya ou Maurice, dépend fortement des marchés américains pour ses exportations de biens et de produits de base. Les projections de référence concernant la Grande île, avancées par cette institution de Bretton Woods, reposent donc sur l’hypothèse que les droits de douane bilatéraux en vigueur actuellement le resteront tout au long de la période de prévision.
L’année 2026 s’annonce en tout cas comme une année de consolidation pour Madagascar. L’enjeu pour le pays sera de maintenir un cap de croissance, tout en cherchant des leviers pour accélérer la productivité. Et ce, afin de se rapprocher de la dynamique de croissance plus vigoureuse observée chez ses pairs du continent comme l’Ouganda à 6,4 % ou le Rwanda à 7,2 % pour la même période.
L’État avait déjà revu ses ambitions à la hausse. Le ministre de l’Economie et des finances, Herinjatovo Ramiarison, avait annoncé une révision des perspectives de croissance, tablant sur 6 % pour cette année. C’est soit un bond significatif de 1,2 point par rapport aux 4,8 % initialement inscrits dans la loi de Finances de 2026.














