Banky foiben’i Madagasikara (BFM) explore de nouveaux substrats. Le passage aux billets de banque en polymère, reconnus pour leur résistance accrue aux conditions climatiques et à l’usure quotidienne est à l’étude dès cette année. Une option que le gouverneur de la Banque centrale, Aivo Andrianarivelo, avait présentée dans le cadre de la Semaine de l’éducation financière (Global money week) à Ankatso, mardi.
Au lieu de s’en tenir aux billets conventionnels conçus à partir de fibres de coton, le traditionnel “papier-monnaie”, BFM pourrait miser sur un billet en polymère qui est fait de plastique fin et flexible. L’adoption de cette matière devrait offrir une résistance accrue des billets, explique Aivo Andrianarivelo. Une consultation publique sera alors envisagée pour définir l’identité visuelle de cette nouvelle série, avance-t-il.
Renouvellement onéreux
Mais le Gouverneur de la Banque centrale insiste qu’il est impératif d’évaluer la qualité des billets mis en circulation, en soulevant la problématique des coûts de maintenance fiduciaire. Il avait exposé le défi économique majeur que pose le cycle de vie des billets avec leur faible durabilité actuelle.
Les coupures de 100 à 500 Ariary sont retirées de la circulation et détruites après seulement un mois d’usage. Celles allant jusqu’à 5 000 ariary ne subsistent que trois mois. Or, le renouvellement récurrent de la masse fiduciaire est onéreux, note Aivo Andrianarivelo. L’impression des coupures de 10 000 et 20 000 ariary nécessite par exemple un investissement de 11 millions de dollars tous les deux ans, indique-t-il.
C’est pour optimiser la durée de vie des billets que BFM explore de nouveaux substrats, à l’instar du polymère. Son gouverneur annonce alors qu’une campagne de sensibilisation et une enquête nationale seront déployées dès l’obtention de l’aval gouvernemental. Elles visent à recueillir l’assentiment des citoyens sur les matériaux utilisés et déterminer la structure des dénominations la plus adaptée pour une monnaie plus moderne, robuste et résiliente, lance-t-il.













