Tout a commencé en 2011 dans le quartier d’Antohomadinika, un quartier populaire de la capitale malgache. L’ONG “Maisons des Enfants” (Made), vient en aide aux communautés vulnérables, notamment les enfants et les femmes, y compris les jeunes filles mères. Elle intervient dans des domaines essentiels tels que l’éducation, la santé maternelle et infantile, la sécurité nutritionnelle et l’insertion professionnelle
En 15 années d’activités, l’ONG peut s’enorgueillir d’un bilan marqué par des résultats concrets grâce à ses interventions auprès des bénéficiaires issus de fokontany classés “quartiers populaires” dans la ville d’Antananarivo, dont Antohomadinika, 67Ha, Ankazomanga, Antanimena, Ankadifotsy, Soarano et Analakely.
Plus d’1,5 million de personnes ont bénéficié de ses programmes, allant de la prise en charge des frais de scolarité et des fournitures scolaires pour les enfants jusqu’à la formation professionnelle, avec des passerelles vers l’emploi pour les jeunes filles mères. Dans le domaine de la santé, la collaboration avec les centres de santé de base permet d’assurer la continuité des soins pour les cas nécessitant une prise en charge plus poussée.
Par ailleurs, plus d’1,2 million de repas ont été servis au sein des “gargotes des petits” et des “cantines scolaires”. Ces initiatives renforcent la sécurité alimentaire tout en structurant les compétences locales dans huit EPP.
Pour bénéficier des activités de l’organisation, des assistantes sociales mènent des enquêtes auprès des ménages afin d’évaluer leurs besoins et leurs attentes, à en croire Jonah Seta Mickael Yane, Coordinateur du Centre Mère Enfant à Antohomadinika. Mais avant cela, les personnes vulnérables devraient consulter le centre pour identifier les soutiens et prises en charge requis.
Au-delà des chiffres, les changements sociaux sont significatifs. “Des femmes qui étaient auparavant des enfants et adolescentes accompagnées ont aujourd’hui grandi et s’insèrent dans la société”, se réjouit Antonella Puccini, présidente fondatrice de Made. A cela s’ajoute l’arrivée issus de quartiers défavorisés, qualifiée “d’exploit”. En 2025, 95 femmes sur 100 ont achevé leur formation, témoignant d’un fort taux de réussite.
Une centaine de partenaires techniques et financiers, membres de la société civile, institutions, acteurs dans la protection de l’enfance ainsi que les bénéficiaires des activités de l’ONG ont participé, ce 18 Mars, à une journée de partage à Antaninarenina. Une occasion de faire le point et de regarder vers l’avenir, afin de continuer à créer des opportunités et à renforcer le soutien aux communautés vulnérables.














