Antananarivo, 19 septembre, 17h59 – La Haute cour constitutionnelle (HCC) monte à nouveau sur le front. « En tant que garante des régulations des fonctionnements des Institutions de l’Etat », elle appelle « toutes les institutions ainsi que tous les organes administratifs et la société civile à exercer leurs rôles conformément aux lois en vigueur sur le territoire », dans un communiqué mardi après-midi.
La Cour rappelle l’article 5 de la Constitution sur la souveraineté du peuple à élire ses représentants. « Aucune fraction du peuple, ni aucun individu ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté », dispose l’article en question. « Ainsi sont garantis l’État de droit et la démocratie exercée par la voie des urnes », conclut le communiqué.
La HCC revient à la charge pour réitérer ses explications sur ses décisions du 9 septembre. Florent Rakotoarisoa avait argumenté la légalité des décisions de la Cour qu’il préside concernant la candidature du chef de l’Etat sortant à la présidentielle du 9 novembre et l’intérim des fonctions du chef de l’Etat assuré collégialement par le gouvernement le 14 septembre. Des décisions qui font l’objet de critiques de la part de dix prétendants à la course à la magistrature suprême et par un groupe d’associations et de société civile. Les premiers avaient exprimé leur doute quant à l’impartialité de la Cour.
Le Premier ministre Christian Ntsay avait assuré que « nous avançons dans le processus électoral (…) l’unique voie pour avoir un président de la République en janvier » à la suite de la réunion de l’Organe mixte de conception au niveau national (OCM/Nat) du 14 septembre. Le lendemain, il est revenu à la charge en exhortant les hommes politiques et les candidats à « laisser le peuple choisir d’une manière libre [son président] et ne pas provoquer des troubles ».
Des partenaires techniques et financiers rappellent « l’importance du respect de la Constitution et du calendrier électoral », dans un communiqué, publié mardi, entre autres, après des rencontres avec le collectif des candidats et le gouvernement. Ils précisent que la « confiance dans ce processus [électoral] est un élément fondamental pour l’acceptation par tous des résultats du scrutin ».














