Antananarivo, 16 novembre, 16h55 – « Silence électoral » pour le Collectif des candidats à la présidentielle. Les dix candidats qui contestent la tenue de l’élection dans les conditions actuelles n’organisent pas de manifestation ce jeudi, jour de scrutin. « Il n’y a pas d’initiative prévue aujourd’hui », indique Jean-Jacques Ratsietison ce jeudi.
Tahina Razafinjoelina va dans le même sens que Jean-Jacques Ratsietison. « Les faits confirment les défaillances dans l’organisation de l’élection », soutient-il. « Les cartes électorales qui circulent en est une illustration », poursuit-il.
Le Collectif des candidats décide de contester la tenue du scrutin dans les conditions actuelles. Ses membres n’avaient pas fait de propagande et choisissent d’insister sur leurs revendications pour « assainir l’aire de jeu ».
Aucune information n’est également disponible concernant la suite du mouvement du Collectif des candidats, du moins pour vendredi et samedi, du moins jusqu’en milieu de la journée. Brunelle Razafintsiandraofa évoque la tenue d’une réunion entre prétendants à la course à la magistrature suprême, regroupés au sein du Collectif, cet après-midi.
Le candidat Siteny Randrianasoloniaiko et son équipe retiennent les « premières anomalies ». Il interpelle la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) afin que cette dernière intervienne afin de régler ces faits.
Dans la matinée, le président sortant et candidat Andry Rajoelina avait indiqué qu’« il y a toujours des gens qui essaient de semer les troubles, d’empêcher les élections à Madagascar ». Il souligne une population « venue en masse pour voter dans tout Madagascar » et fait part de sa confiance « en la maturité de la démocratie malgache » et « sur le choix de la population malgache ».
De son côté, le candidat Sendrison Raderanirina se réjouit de ce moment « unique » à la sortie de son bureau de vote, à Ambositra. « C’est un moment où chaque citoyen le droit de s’exprimer et d’élire celui qui va diriger le pays pendant cinq ans ».














