Antananarivo, 4 Novembre, 17h15 – QMM s’en tient au deal. La compagnie minière indique que le paiement des premiers dividendes de 12 millions de dollars à l’Etat malgache, convenu dans le nouvel accord de renouvellement de la Convention d’établissement de ce projet, “est actuellement sur la bonne voie”. C’est ce qu’elle a communiqué à l’issue de la récente réunion des membres de son Conseil d’administration, à Tolagnaro.
Il est exposé dans le protocole relatif à l’exploitation des gisements de sables minéralisés de Tolagnaro qu’au moins 40% du bénéfice annuel est perçu par l’Etat à hauteur de sa quote-part de droits financiers de QMM sous forme de dividendes, à l’issue de chaque exercice, compris entre 2023 et 2030. Ce pourcentage minimum est fixé à 60% pour les exercices compris entre 2031 et 2048, selon ce protocole signé au mois d’août 2023.
Toutes les distributions de dividendes de QMM devraient également “être réparties entre ses actionnaires, au prorata de leurs droits financiers respectifs”. Il est néanmoins avancé que “jusqu’à la date de complet remboursement du prêt d’actionnaire consenti par QIT à QMM, la quote-part de dividendes correspondant aux droits financiers de QIT ne sera pas distribuée mais temporairement affectée en réserve”. Aussi, “en contrepartie et sous réserve du respect par l’Etat de ses engagements dans le cadre du protocole, QMM déclare un dividende qui permettra la distribution d’une somme de 12 millions de dollars à l’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis) à titre de dividendes au cours de l’exercice 2023, qui sera apportée au budget annuel de l’Etat”.
Or, à la suite d’une décision du conseil des ministres, le Fond souverain Malagasy (FSM) remplace l’Office des Mines Nationales et des Industries Stratégiques (Omnis) dans la gestion des parts sociales de l’Etat Malagasy au sein de QMM ainsi que sa représentation au Conseil d’Administration. Selon la répartition envisagée dans le Protocole d’accord signé l’année dernière, la part des droits financiers qu’avait Omnis et qui est désormais détenue par FSM est de 15%. Les 85% sont détenus par Rio Tinto. Pour ce qui est des droits de vote, le protocole parle de 20% pour le représentant de l’Etat et 80% pour Rio Tinto.
L’opérationnalisation du FSM nécessite cependant encore des clarifications, d’après notamment le Fonds monétaire international (FMI). Cette institution financière faisait notamment référence à la capacité de ce Fonds à engager la signature de l’Etat sur des projets d’investissements ou encore aux garanties de transparence et son indépendance.
Le président du Conseil d’administration du FSM, Tsiresy Rasolondraibe, est par ailleurs déjà membre du Conseil d’administration de QMM. Et ce, aux côtés de Ny Fanja Rakotomalala, président du Conseil d’administration, Isabelle Wabete, directrice exécutive de QMM, Frédéric Rakoto Andriantseheno, directeur financier de QMM, Gerald Jaonary, coordonnateur général au ministère des Mines, et Sophie Bergeron, directrice générale de Rio Tinto Fer, Titane et Diamants.
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