Antananarivo, 9 Juin, 6h30 – Le Gouvernement ne financera pas seul les élections. Madagascar compte sur l’appui financier et matériel de ses partenaires pour organiser le futur scrutin présidentiel. « Le Gouvernement et ses partenaires financeront conjointement les élections », confie Justin Tokely, ministre de l’Interieur et de la décentralisation, en marge de la rencontre avortée entre le Gouvernement et les députés a l’Assemblée nationale, jeudi. « Il y a les contributions de l’État, mais il y a aussi nos demandes et nous demandons des aides financières auprès de nos partenaires », souligne l’ancien gouverneur de la région Sava. « Nous avons toujours besoin de l’aide de nos partenaires », poursuit-il encore.
Le ministre n’a cependant pas révélé le montant des aides que les autorités entendent solliciter auprès des partenaires de la Grande île. Certains bailleurs de fonds, à l’instar de l’Union européenne, ont déjà manifesté leur intention d’octroyer des fonds à Madagascar pour l’organisation des élections. Aucun montant n’a non plus été avancé, le Gouvernement n’ayant pas encore clairement indiqué ses besoins. Les appuis, du moins ceux de l’Europe, devraient néanmoins être moins importants que ce qui avait été octroyé en 2018, avait juste soulevé l’ambassadrice de l’Union européenne à Madagascar, Isabelle Delattre Burger.
Pour ce qui est des ressources internes, le Gouvernement n’a pas non plus indiqué jusqu’ici quel serait le montant définitif alloué à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) pour organiser les élections. Celle-ci avait sollicité un budget de 140 milliards d’ariary alors que la loi de finances de 2023 ne lui a accordé que 40 milliards d’ariary. Le Gouvernement ne prévoyant pas de loi de finances rectificative, le Premier ministre a juste indiqué la possibilité d’effectuer des « mouvements de crédit en cas de besoins spécifiques ».














