Pour démolir un bloc de rocher de 30 tonnes qui menace le quartier de Volosarika Ambanidia, les responsables du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes ont fait appel à des travailleurs de pierre. Les travaux seront faits de manière artisanale. Les prestataires ont jusqu’à samedi pour terminer le travail en utilisant la méthode de déroctage manuel.
Des maisons vides, des portes fermées. Depuis quelques jours, des familles habitant à Volosarika Ambanidia ont été contraintes de quitter leur domicile. Un bloc de rocher d’environ 30 tonnes, qui n’est pas attaché à la roche mère, menace de tomber dans le quartier.
Une dizaine de maisons, érigées en contrebas de la pente où le bloc de pierre se trouve, sont menacées.
Mercredi, des travailleurs de pierre munis des burins, de la masse, des barres à mine et d’eau en bouteille ont commencé à détruire cette menace.
Le choix de recourir à des artisans est quasiment technique, indique le bureau national de la gestion des risques et catastrophes.
Général Elack Andriakaja, Directeur général du BNGRC : « Nous avons discuté avec les militaires, et il est apparu qu’il est difficile de démolir le rocher avec des matériaux qu’ils utilisent. Après des études, il n’y a pas d’autre moyen que de la démolir de façon artisanale. Nous sommes obligés d’évacuer les habitants des environs. Ils sont au nombre de 82. Nous voulons les déplacer, mais ces personnes ont des familles pour les recevoir. Nous pensons qu’au plus tard ce rocher sera démoli samedi. »
Situé sur une pente, incliné d’à peu près 30°, et sur une hauteur de 50 à 100m, le rocher constitue un réel danger. Le BNGRC a donc pris les devants en procédant à un déroctage avant que le pire ne se produise.
Dr Lalah Andriamirado, Chef de service d’étude et de veille auprès du BNGRC : « Une fois que le BNGRC entre en scène, il faut procéder à l’étude de faisabilité. L’objectif est de finir le travail. Mais, il faut aussi limiter les impacts par rapport aux habitants et leurs biens. »
Le BNGRC, en collaboration avec l’université d’Antananarivo, a commencé à des études sur les rochers qui peuvent présenter des risques.
Il s’agit notamment d’évaluer le risque d’éboulement en utilisant des méthodes géophysiques.
L’idée est de déceler ce qui se passe dans le sol. « Il y a des résultats. Nous avons relevé les zones à risques. Il s’agit pour nous de prendre des mesures, mais surtout de surveiller les indicateurs qui indiquent que la zone est vraiment à risque. C’est celui-ci que nous avons détecté. Parmi les critères figure aussi l’état du sol, si cela est très humide ou non. Si la partie en dessous d’un rocher est très humide, il n’est plus possible de démolir le rocher. Cela dépend de l’état du sol et du climat.














