Le Comité des sauvegardes de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) rapporte s’être penchée sur les notifications de mesures de sauvegarde présentées par 19 de ses membres. Sur l’ensemble des dossiers traités par le Comité durant sa dernière réunion, Madagascar s’est distingué en soumettant quatre mesures de sauvegarde à l’examen.
La Grande Île se place ainsi au cœur de l’actualité commerciale internationale aux côtés de trois autres nations, à savoir l’Indonésie avec sept mesures, les Philippines et la Turquie, avec quatre mesures chacune. À eux seuls, ces quatre pays avaient concentré la moitié de toutes les mesures de sauvegarde analysées par l’OMC lors de cette session. Ce qui suggère la volonté ferme de l’État malgache d’utiliser les outils légaux du commerce international pour défendre son marché intérieur.
L’OMC n’a pas précisé les dossiers malgaches traités lors de la réunion de son Comité des sauvegardes, qui s’est tenue vers la fin du mois d’avril. Depuis le début de l’année 2026, Madagascar mène une offensive réglementaire ciblée pour protéger son tissu industriel face à une hausse jugée massive et préjudiciable des produits importés.
Sous l’impulsion de l’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales (ANMCC), la Grande Île avait formalisé quatre enquêtes majeures auprès de l’OMC en seulement quatre mois. Elles avaient démarré en janvier avec l’ouverture d’investigations sur les tubes et tuyaux en plastique, parallèlement à une enquête sur les pâtisseries sèches et céréales de petit-déjeuner. Cette dynamique de protection s’est intensifiée en avril avec deux nouveaux dossiers visant, d’une part, les jus, nectars et boissons non alcoolisées, et d’autre part, les articles de table, de cuisine, de ménage et d’emballage.
Un Membre de l’OMC peut adopter temporairement des mesures visant les importations d’un produit, au moyen de droits de douane plus élevés ou d’autres mesures. Des dispositions que ce pays peut prendre s’il détermine au moyen d’une enquête qu’un accroissement des importations d’un produit cause ou menace de causer un dommage grave à sa branche de production nationale.














